Aménagement

Pourquoi les gaines d’ascenseur sont-elles érigées en premier ? Découvrez comment se construisent les gratte-ciel dans le Rhode Island

La priorité des gaines d’ascenseur dans la construction des gratte-ciel du Rhode Island

Dans le processus complexe de construction d’un bâtiment, et plus particulièrement des gratte-ciel, la question de l’ordre d’érection des structures est cruciale. Au Rhode Island, notamment dans des villes comme Providence, Warwick ou Pawtucket, il est courant de voir les gaines d’ascenseur et les escaliers en maçonnerie s’élever en premier sur le site, avant même que le reste du bâtiment prenne forme. Cette pratique peut sembler surprenante pour un non-initié, mais elle répond à plusieurs impératifs techniques, de sécurité et d’ingénierie propre à la construction urbaine moderne.

Premièrement, la construction des gaines d’ascenseur en maçonnerie offre une solidité et une résistance au feu indispensables. Ces gaines doivent notamment résister à deux heures d’exposition au feu, une exigence qui influence fortement le choix des matériaux et le déroulement de l’érection. Au Rhode Island, dans des projets récents comme les Summer Street Apartments, les tours en blocs de béton pour les gaines d’ascenseur et les escaliers ont été les premières parties à monter sur les chantiers. Après leur finalisation, la structure bois ou autre matériau du bâtiment est bâtie tout autour.

Ce choix est également dicté par l’optimisation du travail des différents corps de métier. Le maçon peut ainsi éprouver moins de contraintes en travaillant sur un chantier dégagé, sans la présence de la structure légère en bois qui pourrait gêner l’accès ou la mise en place de matériaux lourds. Pour les entreprises comme TRAC Builders, qui ont piloté des projets résidentiels importants, cette méthode sécurise la progression du chantier et évite aux équipes de maçons de manipuler toute la matière à la main dans un espace confiné.

Le choix précoce de l’érection des gaines d’ascenseur s’inscrit aussi dans une logique de respect aux normes modernes de construction, incluant la gestion des risques en cas d’incendie et l’implantation d’infrastructures techniques. Le positionnement des gaines impacte la structure et doit être très stable pour supporter la cabine d’ascenseur. À Rhode Island, avec ses restrictions de hauteur pour les bâtiments en bois (5 étages maximum), les gaines en maçonnerie garantissent cette rigidité. Dans des configurations plus hautes, où prédominent acier et béton, la gaine peut néanmoins être construite après la cage architecturale principale, ce qui illustre que l’ordre d’érection dépend aussi du type de structure.

L’importance technique et sécuritaire des gaines d’ascenseurs dans les gratte-ciel

Au-delà de sa juste place dans l’ordre de montage, la gaine d’ascenseur joue un rôle essentiel au niveau de la sécurité incendie et de la fonctionnalité du bâtiment. Ces gaines, constituées de matériaux résistants comme la maçonnerie ou des parois classées A1 coupe-feu de 120 minutes (REI 120), sont conçues pour isoler la cabine d’ascenseur et les escaliers en cas d’incendie, permettant une évacuation sûre et un accès sécurisé des services de secours.

Dans le cadre des normes européennes et américaines, notamment adaptées depuis les dernières mises à jour des normes EN 81-20, les gaines doivent garantir une ventilation adaptée. Cela permet d’éviter la surchauffe des installations mécaniques d’ascenseur et assure également une circulation d’air favorable en cas de fumée. L’apport d’air frais ou l’installation d’extracteurs mécaniques constituent des solutions courantes pour gérer cette ventilation.

Au Rhode Island, comme dans beaucoup de zones urbaines modernes en 2026, les assemblages de ces gaines sont ainsi très étudiés en amont. Par exemple, les détecteurs d’incendie sont positionnés stratégiquement en haut et en bas de la gaine, contrôlant automatiquement l’activation des dispositifs de désenfumage. Cette ingénierie avancée garantit la conformité des bâtiments aux exigences les plus strictes d’urbanisme et assure un très haut standard de protection aux occupants.

Ces contraintes influent sur le moment où la gaine est montée. Poser ces structures avant le reste du bâtiment permet de s’assurer que les installations techniques bénéficient d’un cadre stable, sûr et ventilé, répondant parfaitement aux exigences de performance des ascenseurs modernes et des habitants.

De plus, la qualité de la structure garantit une longévité optimale des ascenseurs, avec des risques moindres d’entretien délicat ou de panne liée à des déformations structurelles du bâti au fil du temps. La gaine d’ascenseur, malgré son apparente simplicité, doit donc être envisagée comme le cœur névralgique de l’architecture verticale d’un immeuble.

Tableau comparatif des matériaux pour les gaines d’ascenseur et escaliers selon le type de bâtiment

Type de bâtiment Matériau gaines d’ascenseur Matériau escaliers Résistance feu Particularités
Structure bois (≤ 5 étages) Maçonnerie (blocs béton) Maçonnerie ou cloison sèche épaisse (gypsum) 2 heures minimum Gaines érigées en premier, maçonnerie lourde pour rigidité
Structure béton/acier (plus de 5 étages) Maçonnerie souvent en second Cloisons synthétiques renforcées 2 heures minimum Gaines intégrées après la structure principale, supportées par le cadre

Influence du type de structure sur l’ordre d’érection des gaines d’ascenseur dans le Rhode Island

Les modalités d’érection des gaines d’ascenseur dans le Rhode Island dépendent en grande partie des matériaux utilisés pour la structure principale du bâtiment. En 2026, les constructions en bois respectent une limite stricte de hauteur, généralement cinq étages ou 60 pieds. Cette restriction contraint l’industrie à privilégier la maçonnerie pour les parties verticales essentielles comme les gaines d’ascenseur et les escaliers qui doivent garantir stabilité, résistance au feu et sécurité.

Wayne Barber, chef de chantier expérimenté chez TRAC Builders, explique que mettre en place la maçonnerie des gaines en premier est une méthode qui respecte mieux les synergies entre équipes. En effet, élever d’abord la structure en bois comportant de grandes ouvertures centrales pour les ascenseurs créerait des risques importants pour les maçons qui devraient travailler dans des espaces confinés et instables. La lourdeur de la maçonnerie nécessite aussi de logistiques particulières ; travailler « à nu » facilite ces opérations.

Pour les gratte-ciel plus imposants qui dépassent cette limite de hauteur, utilisant du béton armé et de l’acier, l’ordre de montage change. La structure porteuse est érigée rapidement pour supporter la gaine d’ascenseur, qui est construite ensuite. Ceci est comparable à la manière dont une cheminée serait montée uniquement si la maison qui la supporte est déjà en place. Cette stratégie optimise les contraintes physiques de la construction, permettant d’adapter chaque composant à la hauteur finale ainsi qu’aux charges qu’il doit encaisser.

Dans ce contexte, on peut observer que la construction des gratte-ciel au Rhode Island s’appuie sur une ingénierie fine entre choix des matériaux, sécurité incendie et méthodes d’érection, assurant ainsi un développement urbain durable et en phase avec les besoins modernes.

Aspects pratiques et sécuritaires liés à la ventilation dans les gaines d’ascenseur

La ventilation des gaines d’ascenseur est un élément fondamental de la conception des bâtiments en matière de sécurité incendie et de confort. Entre l’évacuation de la chaleur générée par les moteurs et la prévention de l’accumulation de fumées toxiques, ce système doit être optimisé dès les phases initiales de construction.

Longtemps, la norme européenne EN 81-1 imposait une ouverture en tête de gaine correspondant à 1 % de la section horizontale pour assurer une ventilation naturelle. Cependant, les évolutions des standards, notamment dans la norme EN 81-20, ont supprimé cette obligation stricte pour laisser place à des solutions plus adaptées aux contraintes architecturales.

Dans les récents projets du Rhode Island, ce sont souvent des systèmes mixtes qui sont mis en œuvre : ventilation naturelle via des gaines dégagées couplées à des extracteurs mécaniques. Ces mécanismes interviennent particulièrement dans les salles machines et aux extrémités des gaines, garantissant une température se maintenant entre +5 et +40 °C, seuil recommandé pour préserver les composants mécaniques des ascenseurs.

Douglas Valcourt, chef de projet chez Pezzuco Construction, souligne que les escaliers parfois construits en plaques de plâtre épaisses avec joints d’étanchéité (caulking) peuvent aussi bénéficier d’une ventilation maîtrisée. Cette capacité à combiner matériaux et ingénierie de la ventilation sans sacrifier la résistance au feu est essentielle pour que les ascenseurs et les voies d’évacuation restent operants en cas d’urgence.

Un autre facteur pratique important est la facilité d’accès pour les interventions ou maintenances. La ventilation contribue aussi à la longévité et à la fiabilité du moteur d’ascenseur, ainsi qu’à la sécurité générale des occupants du gratte-ciel. Une gaine bien ventilée diminue le risque de surchauffe, ce qui est un facteur clé dans le contexte urbain dynamique du Rhode Island.

  • Évacuation efficace de la chaleur et des fumées
  • Maintien des températures dans la plage sécuritaire
  • Respect des normes EN 81-20 et adaptations locales
  • Conception intégrée entre maçonnerie et ventilation mécanique
  • Accessibilité pour maintenance et interventions d’urgence

Interactions entre urbanisme et construction des gaines d’ascenseur dans les gratte-ciel du Rhode Island

La conception des gratte-ciel modernes ne peut ignorer les enjeux d’urbanisme, surtout dans des zones en pleine croissance comme Providence ou East Providence. L’érection précoce des gaines d’ascenseur est également conditionnée par l’intégration de ces constructions dans leur environnement urbain.

Un exemple pertinent est la gestion des infrastructures électriques et énergétiques. Le projet Summer Street Apartments a notamment dû installer des réseaux électriques renforcés afin de fournir l’énergie nécessaire à un quartier en mutation, permettant ainsi aux nouveaux gratte-ciel de se développer sans surcharge sur le réseau existant. Cette préparation énergétique est un facteur souvent long et complexe, pouvant prendre jusqu’à 18-20 mois, soit un délai majeur dans la planification.

L’élévation rapide des gaines engage donc une coordination étroite avec les services municipaux et les prestataires d’énergie. La solidité structurelle des tours d’ascenseurs doit être pensée comme un pilier de la densification urbaine qui respecte à la fois les normes techniques et les impératifs écologiques actuels.

Le choix d’une maçonnerie lourde pour ces gaines est aussi influencé par les risques naturels. Dans certaines zones où le risque d’inondation est notable, opter pour des matériaux plus légers pour les escaliers, comme le plâtre renforcé, peut réduire les contraintes sur le bâti tout en respectant les certifications de résistance au feu. Ce mix entre tradition et innovation illustre les multiples facettes de l’ingénierie contemporaine.

Pour les urbanistes et architectes, la visibilité des gaines d’ascenseur dès les premières étapes de construction devient également un marqueur visuel et technique. Tantôt tour de béton mate, tantôt volume scindé à l’intérieur de la structure, la gaine participe à l’identité même du gratte-ciel en milieu urbain dense, symbolisant le lien entre fonctionnalité et esthétique.

Laissez un commentaire

Aucun commentaire encore
  • Eviter tous messages insultants/offensants pour être publié.